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Qui suis-je ?


Je me nomme Blandine Louchart, je suis musicothérapeute diplômée du Master de Paris Descartes. J’ai commencé à exercer le métier en 2009. Depuis 2012, je suis salariée à 40% à l’Accueil de jour Saint Germain qui accueille des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Je suis aussi intervenante sous forme de vacation (statut d’auto-entrepreneur) dans diverses structures et à domicile. J’exerce dans les départements 75 (Paris) et 93 (Seine Saint Denis).

J’étais également chargée d’enseignement en musicothérapie dans le Master du PRES Sorbonne-Paris-Cité jusqu’en 2018.

Par ailleurs, je pratique la musique depuis l’âge de 7 ans, je suis diplômée en flûte traversière et pratique aujourd’hui le chant lyrique. J’ai fait 4 ans d’études en musicologie et me suis spécialisée en ethnomusicologie.

Je suis membre affiliée de la Fédération Française de Musicothérapie et élue en tant que représentante du Collège des professionnels au Conseil d’Administration de la Fédération.

Depuis janvier 2019, mon engagement bénévole au service de la Fédération et de l’ensemble des musicothérapeutes affiliés s’est davantage concrétisé en devenant secrétaire générale de la FFM.

Je suis également membre affiliée à l’Association Française de Musicothérapie, créée en 1980 par Édith Lecourt.

Pour en connaître davantage, je vous invite à découvrir le parcours qui m’a mené à ce métier.

Mon parcours

Depuis l’âge de 12 ans, j’ai en tête de faire le beau métier de musicothérapeute et j’ai donc suivi un parcours scolaire allant dans ce sens.

Depuis toute petite, la musique a été un attrait certain et c’est tout naturellement que j’ai commencé les cours de musique dans l’école de mon village, à l’âge de 7 ans. J’ai choisi la flûte traversière comme instrument et ai poursuivi mon cursus jusqu’à l’obtention de mon prix de fin d’études. J’ai également beaucoup chanté en chorale et décidé depuis quelques années de pousser davantage le travail de la voix en découvrant le chant lyrique.

Après l’obtention de mon bac, j’ai choisi de faire des études de musicologie en attendant de pouvoir intégrer la formation en musicothérapie (accessible à bac +4 à Paris Descartes). J’ai beaucoup enrichi mes connaissances en science de la musique et ai choisi une spécialisation en ethnomusicologie pour la licence et le master 1. J’ai soutenu un mémoire sur les récits de vie et la transmission chez les musiciens d’origine marocaine vivant en France.

J’ai ensuite intégré l’Université Paris Descartes afin de réaliser mon Diplôme Universitaire en musicothérapie.

J’ai alors réalisé un mémoire sur la vibration et le chant en musicothérapie de groupe auprès d’adultes. J’ai eu l’opportunité de poursuivre ces études par le tout nouveau Master professionnel en musicothérapie. Cela m’a permis de me pencher sur une problématique davantage centrée sur un aspect concret de la profession, à savoir la place du musicothérapeute qui intervient comme vacataire dans des structures.

Dans la volonté de faire de la recherche, j’ai intégré le Master recherche de psychopathologie de la même université. J’ai alors rejoint le séminaire d’Édith Lecourt à la faculté de psychologie de Boulogne Billancourt et travaillé sur l’une des composantes de ses recherches en cours, à savoir le travail sur la synchronie. J’ai ainsi soutenu mon mémoire sur la synchronie dans les groupes d’enfants en SESSAD.

En parallèle de mes études, j’ai beaucoup travaillé dans le domaine de l’animation et notamment dans un centre de loisirs accueillant des enfants en situation de handicap et des enfants valides. J’ai aussi commencé le travail en tant que musicothérapeute dans un SESSAD (mon terrain de recherche pendant le Master) auprès d’enfants ayant des pathologies diverses d’ordre psychotique et en prise en soins individuelle auprès d’un adolescent en IME.

Après les études, j’ai réorienté ma pratique vers le travail auprès de personnes âgées. J’ai obtenu un poste salarié à 40% dans un accueil de jour pour personnes ayant la maladie d’Alzheimer ou des troubles apparentés, poste que j’occupe toujours.

Je travaille en EHPAD, dans d’autres accueils de jour et à domicile en tant que vacataire.

Autoentrepreneur depuis 2009, je donne une nouvelle identité à ma micro-entreprise en 2017 avec ce nouveau site internet qui définit mon activité et donne à voir ma vision de la musicothérapie.

Si vous souhaitez en connaître davantage à ce sujet, je vous invite à lire la rubrique consacrée à mes spécificités dans le domaine de la musicothérapie.

Mes spécificités

Lorsque j’étais étudiante, mon travail d’animation m’a amenée à travailler auprès d’un public d’enfants porteurs de handicaps divers. Au cours de mes stages en musicothérapie, j’ai aussi été présente dans des structures accueillants des enfants (HDJ et IME). C’est tout naturellement que je me suis dirigée vers une structure prenant soin des enfants pour mon premier emploi en musicothérapie. Pendant deux ans, j’ai donc travaillé en SESSAD et IME.

 

Depuis 2012, j’ai changé d’orientation professionnelle et travaille auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de troubles apparentés (EHPAD, Accueil de jour, domicile). J’apprécie beaucoup le travail musicothérapeutique que je réalise auprès de ces personnes étant donné les bienfaits qu’il leur apporte, ainsi que le travail en équipe interdisciplinaire de salariés.

 

Au sein de l’accueil de jour, je propose des ateliers divers et variés, adaptés à la personne ou au groupe.
Voici quelques exemples d’ateliers que je mène :

  • atelier d’écoute musicale en groupe
  • atelier de musicothérapie active (travail autour de la pulsation, du rythme, de l’improvisation libre) et réceptive destiné à des personnes plus avancées dans la maladie
  • atelier de musicothérapie axé autour du chant
  • atelier mené en binôme avec une psychomotricienne appelé « corps en rythme » 
  • atelier mené en binôme avec une psychomotricienne appelé « contes en musique »

Les objectifs de ces ateliers menés pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent varier en fonction du groupe et du degré d’avancement dans la maladie mais tendent tous à essayer de retarder les effets de la maladie. Les objectifs des ateliers peuvent être de différents ordres :

  • sollicitation des capacités cognitives (activation des capacités résiduelles de la mémoire),
  • travail sur les émotions,
  • baisse de l’anxiété et de la dépression,
  • amélioration de la qualité de vie,
  • amélioration des troubles du langage et de la communication,
  • baisse des troubles du comportement,
  • socialisation,
  • travail psychocorporel

Par ailleurs, au cours de mes études, j’ai eu l’occasion de m’intéresser à différents concepts sociologiques comme les représentations sociales ou l’identité professionnelle. Ce sont aussi des aspects du métier qui m’importent énormément et que j’ai choisi de transmettre aux futurs musicothérapeutes.

L’enseignement

En 2015, j’ai été sollicitée par l’Université Paris Descartes pour intégrer l’équipe d’enseignement du Master. J’ai donc accepté ce poste de chargée d’enseignement afin de transmettre mon savoir.

Je me suis bien sûr appuyée sur mes spécificités et mes propres recherches, notamment dans le domaine de la professionnalisation pour proposer des cours sur cet aspect de la profession (identité professionnelle, projet professionnel, spécificité de l’intervention en vacation, travail sur le référentiel métier…).

J’apportais aussi aux étudiants les connaissances que j’ai acquises en lien avec mon expérience clinique auprès des groupes et aussi dans le domaine de la gériatrie et plus spécifiquement de la maladie d’Alzheimer.

Le fait d’enseigner dans une grande université ainsi que le fait d’y avoir moi-même étudié m’ont également donné envie de m’intéresser davantage à la recherche dans le domaine de la musicothérapie.

La recherche

En tant que musicothérapeute, il me semble primordial de s’intéresser à la recherche dans ce domaine. La discipline étant jeune, peu de recherches sont réalisées pour le moment et il reste beaucoup à faire, même si on commence à voir de plus en plus de travaux, la plupart réalisés à l’étranger. En France, on trouve quelques articles autour de la maladie d’Alzheimer notamment.

Au cours de mes études, j’ai réalisé plusieurs travaux de recherche. Cela m’a permis de comprendre à quel point cela enrichit notre discipline mais aussi le musicothérapeute lui-même.

Pour le Diplôme Universitaire, j’ai réalisé un mémoire basé sur l’observation de séances au cours de mon stage en centre de jour thérapeutique pour personnes isolées ou à risques suicidaires. Je suivais les ateliers de chant menés par une psychophoniste et ai travaillé sur l’impact du chant et des vibrations partagées lors du chant en groupe sur la santé mentale des personnes y participant.

Pour le Master professionnel, j’ai réalisé un mémoire à partir d’observations sur mes lieux de stage et d’exercice en tant que musicothérapeute afin de connaître la place du musicothérapeute vacataire dans les structures. Cela m’a permis de mieux comprendre comment s’insérer professionnellement en tant que musicothérapeute, métier peu connu.

Pour le Master recherche en psychopathologie, j’ai travaillé sur la synchronie dans les groupes d’enfants et sur l’impact que cela pouvait avoir dans les relations, les processus groupaux.

A l’heure actuelle, mes pensées s’orientent vers la recherche auprès du public avec lequel je travaille actuellement : les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Je suis notamment intéressée par des questions autour du rythme, du rythme interne des patients, du rythme du groupe et j’envisage de poursuivre des études dans cette voie.

La question de la place du professionnel au sein des structures et des problématiques qu’il peut rencontrer m’intéresse toujours également.

Les travaux que j’ai réalisés sont pour certains publiés.

Publications, interventions, médias

Mon premier mémoire m’a donné l’opportunité de participer à la XIXème journée scientifique de musicothérapie et de publier un article basé sur mes recherches. Vous pouvez le trouver dans La Revue de musicothérapie (« Vibration et chant en musicothérapie de groupe », Volume XXIX, N°4, décembre 2009).

Mon deuxième mémoire a aussi été publié, dans son intégralité et dans cette même Revue de musicothérapie  : « Quelle place pour le musicothérapeute vacataire dans les structures ? », Volume XXXI, N°2, juin 2011.

Mon dernier article fait suite à la XXIVème journée scientifique de musicothérapie. Il porte également sur une question professionnelle : « Difficultés de l’insertion en institution en tant que vacataire », Revue Française de Musicothérapie, Volume XXXVIII, Chroniques professionnelles, mis en ligne le 27 juin 2019, URL : http://revel.unice.fr/rmusicotherapie/index.html?id=4057

Je suis intervenue dans l’émission « En quête de sens » sur Radio Notre-Dame le 12 février 2018. Podcast en ligne.